152,9 millions de nuitées en 2010

Publié le 16 mai 2011

En 2010, le nombre des nuitées a progressé de 1% dans la région Rhône-Alpes. L’été a représenté 52% de la fréquentation, l’hiver 41% et les mois d’octobre et novembre 7%.

Le tourisme rhônalpin affiche la grande forme. Dans un contexte économique plutôt morose, il est parvenu à tirer son épingle du jeu puisque la fréquentation touristique a progressé de 1% par rapport à 2009 avec un total de 152,9 millions de nuitées. L’été (mai à septembre) a représenté 52% de la fréquentation totale, l’hiver (janvier à avril plus le mois de décembre) 41% et l’automne (octobre-novembre) 7%.

« Le bilan montre que la clientèle extra-régionale a représenté 80% du total avec un léger recul de 0,4%, détaille Christelle Lepoutre, chargée d’études à l’Observatoire régional du tourisme. Pour sa part, la clientèle rhônalpine correspond aux 20% restants et sa fréquentation a progressé de 8%. Ce bilan confirme la tendance déjà enregistrée en 2009. À savoir que le cœur de saison estival (juillet-août) est en croissance. L’hiver se maintient, alors que la fréquentation est en hausse en juillet et août ».

Ce dernier élément pourrait trouver son explication dans la crise, (la baisse du pouvoir d’achat et la hausse du prix de l’essence) qu’elle entraîne chez une majorité de Français. Les arbitrages budgétaires conduisent à maintenir les vacances principales au détriment les séjours intermédiaires et les ponts. D’où une hausse de la fréquentation de la clientèle hexagonale de 3% en février, 5% en mars et 3% en juillet/août. « Nous assistons aussi pour la première fois depuis dix ans à une augmentation des nuitées en juillet et à la confirmation du retour de clientèles estivales dans les zones de montagnes, souligne Christelle Lepoutre. En revanche, le mois de mai a affiché un recul de 14%, ceci étant essentiellement dû à la mauvaise météo et à un calendrier défavorable : le 1er et le 8 mai étant tombés un samedi. Au final, on a perdu 1,5 million de nuitées par rapport à 2009 pour ce seul mois ! » Pour les autres mois, on a un maintien de la fréquentation en juin, une hausse de 3% en octobre – mais octobre 2009 était en retrait de 14% par rapport à 2008 – et une baisse de 1% en novembre (il y avait eu 16% de baisse en novembre 2009 par rapport à 2008).

 

 

RA Tourisme - C. MarteletDans le détail, on constate que les deux départements savoyards ont enregistré une légère progression. Ce qui n’est le cas ni pour l’Ardèche, ni pour la Drôme. En prenant en compte les dix dernières années, on remarque par ailleurs que la région a perdu 8,6 millions de nuitées extra-régionales. En 1998, année record, on en avait totalisé 132 millions alors qu’en 2006, niveau plancher, on était descendu à 122, chiffre identique à celui de 2010. « Sur les dix dernières années, la chute a été particulièrement importante de 2001 à 2006 alors que le rythme s’est ralenti et s’oriente désormais à la stabilisation de 2008 à 2010 », conclut Christelle Lepoutre.

Pour terminer et pour la première fois, l’étude de l’observatoire fait un zoom sur les quatre départements cités avec un parallèle par rapport à l’ensemble de la région. Il montre que la clientèle extra-départementale a chuté de 6% en Ardèche entre 2002 et 2010 (16,1 millions de nuitées en 2010) ; de 3% en Savoie (33,2 millions de nuitées) ; et de 10% en Haute-Savoie (34,8 millions de nuitées). Mais elle a progressé de 2% dans la Drôme (7,9 millions de nuitées). Dans le même temps, la clientèle extra-régionale a chuté de 7% pour l’ensemble de Rhône-Alpes. Ce bilan fait apparaître une montée en puissance de la Savoie face à la Haute-Savoie. En 2002, cette dernière dénombrait 4,2 millions de nuitées supplémentaires par rapport à sa voisine du sud. En 2010, l’écart, toujours favorable à la Haute-Savoie, n’était plus que de 1,6 million de nuitées. Ce resserrement trouve une bonne partie de son explication dans le déficit d’enneigement touchant les stations haut-savoyardes de moyenne altitude.

 

 

 

 

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