A Lyon, les croisières fluviales ont le vent en poupe

Publié le 15 mars 2013

Le tourisme au fil de l’eau a la cote, contribuant à renforcer l'offre des croisiéristes sur le Rhône et la Saône. Roland Bernard, vice-président du Grand-Lyon et de Rhône-Alpes Tourisme, lève le voile sur les ambitions de l’agglomération : faire de Lyon « une grande métropole fluviale ».

Comment évolue l'offre des croisières fluviales dans la région lyonnaise ?

Roland Bernard : « L’activité est en plein essor : il existait quatre paquebots en 1998, nous en avions dix-neuf en 2012 et nous en aurons vingt-deux en 2013. Leurs taux d’occupation sont supérieurs à 90% et Lyon s’impose comme le leader français du marché, avec plus de huit cents escales par an. Le potentiel, autour des deux axes fluviaux de grande qualité que sont le Rhône et la Saône, est énorme. A l’horizon 2018, vingt-huit paquebots et 128 000 croisiéristes sont susceptibles de fréquenter l’agglomération lyonnaise, contre 68 000 en 2010. Voilà pourquoi nous travaillons à la mise en place d’un schéma directeur pour les haltes fluviales, dont je préside le comité de pilotage.»  

Quelle est la finalité d'un tel projet ?

Roland Bernard : « Si nous ne réalisons pas d’aménagements, les opérateurs pourraient réduire leur présence, ce qui serait évidemment préjudiciable tant les retombées économiques sont importantes. En agissant, nous espérons multiplier par deux, voire par deux et demi ces retombées, que l’on estimerait alors à 25 millions d’euros par an. Notre ambition est de faire de Lyon une grande métropole fluviale, reconnue à l’étranger comme sur son propre territoire, avec des retours d’image forcément très positifs pour l’agglomération. Et ce n’est qu’un juste retour des choses : Lyon a longtemps tourné le dos à son fleuve et à sa rivière, dont nous sommes en pleine reconquête. Il suffit pour le mesurer d’observer le succès du réaménagement des berges du Rhône…»  

Quelles seront les étapes de cette reconquête ?

Roland Bernard : « Tous les opérateurs veulent être au plus près du centre-ville. Mais le dispositif d’accueil est actuellement saturé, avec des bateaux stationnant en couple, voire à triple. Nous allons investir cinq à six millions d’euros de 2013 à 2015 pour optimiser le quai Claude-Bernard, déjà fortement plébiscité par les opérateurs et les passagers, et aménager le quai Leclerc, un peu plus au sud. Des améliorations sont aussi prévues sur la halte Antonin-Poncet, sur le quai Fillon à Gerland, où deux places en hivernage vont devenir permanentes, et à Collonges-au-Mont-d’Or. En ajoutant le quai Rambaud, en cours d’aménagement, et celui qui verra le jour au musée des Confluences, notre offre sera organisée autour de sept sites, avec quatorze places d’ici à 2018 contre trois à l’heure actuelle…»   

Un impact fort sur l’ensemble du linéaire Saône/Rhône puisque par définition les bateaux croisières ne restent pas à quai”, ajoute Danielle Romagnoli qui a contribué à l’élaboration du Schéma Directeur de l’activité porté par le Grand Lyon . Cette étude d’aménagement, mais aussi prospective, est la première de cette envergure, dédiée à la croisière fluviale, sur un linéaire dont les principales escales sont Chalon, Mâcon, Lyon, Vienne, Arles et Avignon. Ce pourrait être le déclencheur d’une démarche promotionnelle et commerciale groupée vis-à-vis des Tour Operators et des Armateurs afin de faire évoluer l’offre de produits, dont l’essentiel se concentre à ce jour sur le patrimoine, la culture et la gastronomie.   

 

Contacts et informations :

Olivier Pillonel - Grand Lyon Tél. +334 78 63 43 36 - Portable : +336 61 41 76 41 opillonel@grandlyon.org  

Danielle Romagnoli - Rhône-Alpes Tourisme Tél. +334 26 73 31 92 - Portable: +336 08 85 72 41 danielle.romagnoli@rhonealpes-tourisme.com

Commentaires
comments powered by Disqus