Annette Masson, Présidente de Tourisme et Handicaps : “Les professionnels doivent développer une approche universelle”

Publié le 19 décembre 2012

Annette Masson, Présidente de l’association Tourisme et Handicaps, anime le comité de pilotage du label Tourisme et Handicap. Elle explique les évolutions du label, décerné en France à 5 000 structures, dont 260 sites en Rhône-Alpes, dont une majorité de gîtes.

Annette- Mason-Tourisme-et-Handicap La nouvelle version du Label Tourisme et Handicaps sera-t-elle prête pour le Ier janvier 2013 ?

La nouvelle version du label Tourisme et Handicaps entrera en vigueur le Ier juin 2013. Les partenaires qui ont besoin de ces nouveaux textes les recevront donc en temps utile pour poursuivre leur travail d’amélioration de leur offre. Les visites réalisées pour vérifier l’application du label comme les visites destinées à permettre l’intégration de nouveaux partenaires pourront se dérouler. Nous recevons énormément de demandes nouvelles, et devons enregistrer des défections. Si le label est décerné à 5 000 structures, environ 1 000 structures disparaissent sur 10 ans, à la suite de difficultés économiques, mais aussi faute d’avoir poursuivi leur démarche, par manque de volonté ou de moyens.  

Comment les obligations prévues par le label évoluent-elles ?

Le label Tourisme et Handicaps, peut être accordé pour deux, trois ou quatre handicaps, le handicap moteur, le handicap mental, le handicap auditif et le handicap visuel. Nous sommes heureux de voir progresser la prise en compte d’un plus grand nombre de handicaps. Beaucoup de structures ont d’abord été labellisées pour le handicap physique ou le handicap mental. La prise en compte des handicaps visuels et auditif a progressé rapidement et le nombre des structures labellisées pour plus de deux handicaps a augmenté. La tendance vise à proposer aux personnes en situation de handicap des prestations qui se rapproche le plus possible des prestations proposées aux autres clientèles.  

Quelles stratégies les professionnels du tourisme doivent-ils adopter pour accueillir des personnes en situation de handicap ? Il ne faut plus penser l’accueil des personnes en situation de handicap d’une manière marginale. Il faut penser en amont, à une approche de l’accueil universel en intégrant les personnes en situation de handicap dans l’offre globale. Il ne faut pas orienter uniquement les personnes en situation de handicap vers une chambre aménagées pour le handicap physique. Il faut proposer à une personne déficiente sur le plan visuel la même chambre qu’un autre client car elle n’a pas besoin d’une chambre équipée pour recevoir un fauteuil. Les professionnels peuvent d’ailleurs apporter des améliorations continues, en particulier au niveau de la communication, avec des menus comportant de grosses lettres ou une signalétique adaptée. Ils doivent prévoir des prises électriques facilement reconnaissables, jouer du contraste des couleurs pour la décoration, ce qui convient à toutes les clientèles et ne coûtent pas forcément plus cher. Une approche universelle de l’accueil, permet de s’adresser en effet à bien des clientèles en dehors des personnes handicapées, en particulier les personnes âgées, qui peuvent être confrontées, aux mêmes difficultés.  

Rhône-Alpes Tourisme poursuit son partenariat avec l’Association Nationale Tourisme et Handicap pour favoriser l’accessibilité des offres touristiques au plus grand nombre dans le cadre de la mise en œuvre du label Tourisme et Handicaps.  

 

Document de référence : Hébergements touristiques Guide pratique de la signalétique et des pictogrammes – UNAPEI

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