Dix ans de tourisme vus par l'ORT

Publié le 11 juillet 2011

L’ORT (Observatoire régional du tourisme) vient de réaliser une étude portant sur la période 2001-2010. Elle montre une stabilité de la fréquentation depuis 2008 alors que la montagne estivale séduit à nouveau. Parmi les autres données, retenons la baisse du nombre de nuitées dans l’hôtellerie devancée par les résidences de tourisme et la bonne santé de l’hôtellerie de plein air.

 

Comme son nom l’indique, l’ORT (Observatoire Régional du Tourisme) est chargé de suivre l’évolution du tourisme rhônalpin. Un travail souvent effectué en partenariat avec l’INSEE Rhône-Alpes et avec Atout France. Sa dernière étude porte sur la période 2001-2010. Elle fait apparaître une baisse de la fréquentation de 2001 à 2006, un ralentissement de cette baisse de 2007 à 2008, une stabilisation à partir de 2008 et une reprise en 2010 avec 152,9 millions de nuitées (plus 1% comparativement à 2009), dont 20% de clientèle rhônalpine. Le phénomène le plus spectaculaire constaté à partir de cette année-là, est la reprise du tourisme estival en montagne, ce périmètre étant la locomotive du tourisme rhônalpin.

 

Le travail de l’ORT passe notamment en revue les principaux secteurs de l’hébergement. En 2010, l’hôtellerie a ainsi réalisé 17 millions de nuitées, soit 1,2 million de moins en dix ans. « L’explication se trouve dans la baisse de la clientèle étrangère, avec moins 24% de nuitées en dix ans, et dans l’évolution du parc hôtelier économique avec une diminution du nombre de chambres de 44% dans les 1 étoile et de 17% dans les 2 étoiles alors que, dans le même temps, il progressait de 20% dans les 3 étoiles et de 34% dans les 4 et 5 étoiles, remarque Christelle Lepoutre, chargée d’études à l’ORT».

Les campings ne sont pas logés à la même enseigne puisqu’ils ont gagné 1 million de nuitées, dont 600 000 pour les Français et 400 000 pour les étrangers, avec un total de 8,2 millions en 2010. Un succès lié aux importants investissements réalisés par ce secteur avec, en particulier, l’amélioration du confort grâce à la présence de bungalows et d’animations dignes des clubs de vacances. Sans surprise, c’est l’Ardèche qui se taille la part du lion avec 42% de la fréquentation régionale et 740 000 nuitées gagnées en dix ans ! Dans ce département, les Néerlandais représentent 63% des nuitées étrangères (plus 300 000 en dix ans).

 

En 2010, l’ORT s’est attaché pour la première fois à prendre en compte les résidences de tourisme.

Premier constat : avec 18,1 millions de nuitées, elles font désormais mieux que l’hôtellerie traditionnelle. De leur côté, les villages de vacances ont enregistré 4 millions de nuitées en 2010 (grâce à l’INSEE, Rhône-Alpes est la première région à disposer de telles données) alors que les Gîtes de France ont terminé 2010 avec un total de 1,2 million de nuitées (moins 1% par rapport à 2009 mais plus 27% en dix ans). Dans le détail et durant la même période, le Rhône est à plus 71%, la Loire à plus 66% et l’Ardèche à plus 41%. Les deux premiers départements en terme de gîtes, la Savoie et la Haute-Savoie, sont à plus 7 et plus 19%. Seuls l’Ain, la Drôme et l’Isère sont à la traîne avec moins 18%, moins 5% et moins 6%.

Le bilan de l’ORT fait également apparaître un hit-parade 2010 des principaux sites touristiques rhônalpins à entrée payante.

Les trois premiers sont chamoniards avec 785 000 clients à l’aiguille du Mlidi, 721 000 au Montenvers et 455 000 au Brévent. Suivent dans l’ordre la Ferme aux crocodiles (331 000), le Musée des Beaux-Arts de Lyon (291 000), le téléphérique de la Bastille à Grenoble (288 000), la Safari parc de Peaugres (259 000), le Parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes (250 000), l’Institut Lumière (238 000), le Musée de Grenoble (168 000), l’Aquarium de Lyon (156 000), le téléphérique du Salève (152 000), la château de Grignan (149 000), l’Aven d’Orgnac (141 000), le parc animalier de Saint-Martin la-Plaine (135 000), la Palais du facteur Cheval (133 000), le Musée d’art contemporain de Lyon (124 000), l’Abbaye de Hautecombe (109 000) et la grotte de Choranche (103 000).

 

Deux autres nouveautés sont intégrées à ce bilan. La première porte sur l’évolution des aéroports rhônalpins et la seconde sur le thermalisme. Avec 7,979 millions de passagers, Lyon Saint-Exupéry caracole en tête (plus 1,7 million de passagers en sept ans et plus 3% de croissance de 2009 à 2010). Lyon est le quatrième aéroport national après CDG, Orly et Nice. Grenoble est à 352 000 passagers (moins 23% de 2009 à 2010), Chambéry à 232 000 (moins 10%), Saint-Étienne à 70 000, Annecy à 52 000 et Lyon-Bron à 12 000.

Côté thermalisme, la reprise est au rendez-vous après des années de fréquentation en recul. En 2010, Rhône-Alpes a comptabilisé 75 826 curistes (plus 5,5%).

 

 

 

 

Contact : christelle.lepoutre@rhonealpes-tourisme.com

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