En 2009, le tourisme rhônalpin a bien résisté à la crise

Publié le 28 mai 2010

A l'heure ou les difficultés économiques s'accumulent en Europe, il est au moins un secteur qui affiche un bon bilan : celui du tourisme Rhônalpin qui a totalisé 151,2 millions de nuitées touristiques en 2009. Par rapport à 2008, année jugée exceptionnelle, le recul est de seulement 2%. Dans le détail, on constate que l'hiver représente 41% des nuitées (62 millions) et l'été 77,1 millions (52%). Pour ces deux saisons, la baisse se limite à 1%. En réalité, seul l'automne peut être qualifié de médiocre avec une fréquentation en recul de 15%.

Les professionnels rhônalpins du tourisme peuvent se montrer satisfaits. Pour eux, 2009 a été un bon exercice avec une fréquentation globale en très léger recul (moins 2%) par rapport à 2008 pour un total de 151,2 millions de nuitées. Dans le détail, ce bilan fait apparaître de bons résultats pour l'hiver et l'été, seul l'automne pouvant être qualifié de médiocre.

Prenons d'abord l'hiver, c'est-à -dire la période comprise entre décembre et avril. Au total, 62 millions de nuitées ont été comptabilisées dans notre région, soit une diminution de 1% par rapport à l'hiver 2007-2008 considéré jusque-là par les observateurs comme le meilleur de la décennie. Pour l'été (mai à septembre), on a enregistré un total de 77,1 millions de nuitées (moins 1% là également) et il y a là aussi tout lieu de se montrer satisfait. En fait, seul l'automne (octobre et novembre) n'a pas répondu aux attentes des hébergeurs avec 11,9 millions de nuitées et un recul de 15%.

« Cette baisse trouve une partie de son explication dans la chute des déplacements d'affaires et dans le fait que les touristes sont moins partis pour de courts séjours alors qu'ils ont maintenu leurs vacances hivernales et estivales, analyse Christelle Lepoutre, chargée d'études à l'Observatoire régional du tourisme. En revanche, on constate aussi que les bons plans sont privilégiés en particulier pour l'été. D'o๠une baisse du nombre des nuitées hôtelières de 5% sur l'année, avec un total de 17,1 millions, dont 13 à mettre à l'actif des Français et 4,1 à celui des étrangers. Entre 2008 et 2009, l'hôtellerie a perdu 1 million de nuitées ! Et, a contrario, les campings ont largement profité de ce changement de mode d'hébergement leur fréquentation ayant progressé de 7% en Rhône-Alpes (plus 4% pour la moyenne française) avec un total de 8,2 millions de nuitées, dont 43,2% pour les étrangers, les Néerlandais représentant à eux seuls 2,28 millions de ces nuitées ! Et les hébergements collectifs ont également plutôt bien tiré leur épingle du jeu avec 8,6 millions de nuitées (plus 3%) ».

Au final, on remarque que la baisse du nombre des visiteurs étrangers dans notre pays (moins 6% en 2009) a moins affecté Rhône-Alpes que la plupart des régions concurrentes. En effet, le poids de la fréquentation étrangère est un peu plus faible en Rhône-Alpes o๠cette clientèle représente 18% des nuitées sur l'année. Une autre chance de Rhône-Alpes est de pouvoir compter sur une clientèle francilienne et rhônalpine fidèle, chacune fournissant respectivement 26 et 24% des touristes. Idem pour l'impact du tourisme d'affaires limité puisqu'il ne pèse que 5% des nuitées françaises en Rhône-Alpes.

Ce bilan 2009 est donc plutôt positif surtout lorsqu'on le compare à celui d'autres secteurs  de l'économie.

Ce bilan 2009 est donc plutôt positif surtout lorsqu'on le compare à celui d'autres secteurs  de l'économie.

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