Grand Ski 2014

Publié le 12 février 2014

463 TO et près de 10 000 rendez-vous d’affaires !

Pour sa 23e édition, Grand Ski a battu ses records de fréquentation pour le plus grand bonheur des 240 exposants. L’occasion aussi pour les professionnels français de revendiquer un calendrier des vacances scolaires plus favorable.

Pour Atout France et ses partenaires dans l’organisation du workshop Grand Ski (Air France, SNCF, Rhône-Alpes Tourisme, Savoie Mont-Blanc Tourisme, France Montagnes, ville de Chambéry, CCI de Savoie, aéroport de Lyon Saint-Exupéry et son homologue de Genève), Grand Ski 2014, qui s’est tenu les 21 et 22 janvier à Chambéry, aura été l’édition de tous les records. 240 exposants originaires pour les trois quarts d’entre eux des Alpes du nord, ont en effet accueilli 463 tours-opérateurs de 52 pays.

 

Pour la première fois, professionnels russes et ukrainiens les plus nombreux

Les cinq continents étaient représentés et, pour la première fois, ce sont les professionnels russes et ukrainiens qui étaient les plus nombreux (70 TO) devançant d’une courte tête leurs confrères britanniques (69). On comptait également 39 TO néerlandais, un peu moins nombreux qu’en 2013, mais aussi 34 professionnels nord et sud-américains, 18 du Moyen-Orient, 143 de la zone Asie-Pacifique-Afrique et 5 des pays baltes.

Au total, ce sont près de 10 000 rendez-vous d’affaires qui avaient été préprogrammés ce qui constitue là aussi un nouveau record. Les sports d’hiver à la française font donc recette. Et pour permettre à ces TO d’améliorer leur connaissance de l’offre, Atout France avait mis sur pied à leur intention quinze éductours auxquels 150 d’entre eux ont participé.

Grand Ski est donc plus que jamais le rendez-vous incontournable de la montagne française. Rappelons qu’en 2013, la France a été pour la seconde année consécutive le leader mondial sur le marché des sports d’hiver avec 57,9 millions de journées skieurs. Elle devançait les Etats-Unis (56,9) et l’Autriche (54,2). Dans les stations rhônalpines, 1 euro dépensé en forfait génère 6 euros de dépenses complémentaires. Et 39% de ces dépenses sont le fait des étrangers avec 136 euros par jour pour chacun d’entre eux contre 108 euros pour un vacancier français. Enfin, on estime à 124 000 le nombre d’emplois salariés dans les différents massifs, soit 7,8% de l’emploi salarié de ces périmètres.

Un chiffre qui revêt toute son importance lorsque l’emploi se fait rare. C’est la raison pour laquelle la plupart des intervenants ont tenu à alerter Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme lors de la conférence de presse inaugurale orchestrée par Christian Mantei, directeur général d’Atout France.

 

La réforme du calendrier des vacances scolaires

Pour eux, la date tardive des vacances de printemps fait peser de lourdes menaces sur l’emploi notamment saisonnier. Président de Domaines skiables de France, Pierre Lestas a été le premier à mettre les pieds dans le plat : « Depuis 2009, nous avons perdu 70% de la fréquentation en avril et, avec des vacances de printemps qui se termineront le 15 mai en 2017, nous n’atteindrons plus jamais le record de fréquentation établi en 2008. Au total, on estime à 35 000 le nombre d’emplois saisonniers menacés ! »

Même constat pour Gilbert Blanc-Tailleur, président de l’Association nationale des maires des stations de montagne et de France montagnes. « Des vacances de printemps qui se terminent le 15 avril, c’est dramatique. Il y a un consensus pour qu’elles démarrent le 6 avril avec la mobilisation des acteurs de la montagne autour de l’opération baptisée Le printemps du ski ».

Prenant la parole après Bernadette Laclais, maire de Chambéry, heureuse de constater « le dynamisme du tourisme français », Vincent Rolland, coprésident de Savoie Mont-Blanc Tourisme a, de son côté, insisté sur « l’immobilier de loisir, talon d’Achille des sports d’hiver avec des lits obsolètes ». D’où son appel en faveur d’un « moyen incitatif et musclé pour les remettre sur le marché ».

Dans la foulée, le sénateur Jean Besson, président de Rhône-Alpes Tourisme, a rappelé l’effort entrepris par cette structure en faveur du tourisme de montagne. « Rhône-Alpes, c’est 70% de l’économie de la montagne. Rhône-Alpes Tourisme verse 270 000 euros à France Montagnes sur un total de 450 000 euros mis dans la promotion de la montagne ». Jean Besson est lui aussi revenu sur le calendrier des vacances scolaires, annonçant que Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional Rhône-Alpes, avait envoyé « un courrier ferme » à ce propos à Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale.

Ce fut ensuite au tour de Claude Comet, conseillère déléguée au Tourisme et à la Montagne au conseil régional Rhône-Alpes d’appeler la ministre « à nous aider à remettre la montagne au sens large dans le regard des Français et des TO ». Ceci en relançant, notamment, « les classes de découverte ».

Des messages reçus cinq sur cinq par la ministre du Tourisme. « Il est important que la saison puisse durer le plus longtemps possible et il y a un compromis à trouver pour l’équilibre de l’enfant et les intérêts des stations. Nous sommes disponibles pour étudier la réforme du calendrier des vacances scolaires toute l’année… »

 

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Céline Gomes
Montagne & Parcs / Marché Brésil
Auvergne - Rhône-Alpes Tourisme
Annie Martinez
Montagne & Parcs
Auvergne - Rhône-Alpes Tourisme
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