Hausse des projets de recrutement dans le tourisme en 2017

Publié le 16 juin 2017

49 050 projets de recrutement en Auvergne-Rhône-Alpes pour le secteur du tourisme en 2017, soit une hausse de 20% par rapport à 2016. Les métiers relatifs au tourisme représentent ainsi 19% des projets d’embauche de la région (contre 17% en 2016).

Avec 49 050 embauches potentielles dans le secteur du tourisme, les intentions de recrutement des employeurs progressent de 20% en 2017 par rapport à 2016. Ce dynamisme est porté par les métiers de serveurs et employés de cuisines qui représentent respectivement 23% et 20% des projets de recrutement. Plus globalement, la décomposition sectorielle des intentions d’embauches démontre la forte contribution de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés dans le total des projets de recrutement. Ce secteur, qui concentre 60% des emplois touristiques dans la région, reste en effet particulièrement dynamique puisque les intentions d’embauches représentent plus de 70% de celles du secteur du tourisme.

 

Plus de projets de recrutement dans les métropoles et les zones très touristiques

Sans surprise, les intentions de recrutement se concentrent surtout dans les métropoles et dans les zones fortement touristiques. Ainsi le Grand Lyon arrive en tête (16% des projets d’embauche de la région) suivi de la Vallée de la Tarentaise qui représente à elle seule 15% des projets d’embauches.

 

4 projets de recrutement sur 10 jugés difficile

Les employeurs s’attendent à avoir du mal à recruter cette année. En effet, selon eux, 42% des projets d’embauche s’accompagneraient de difficultés. Celles-ci concernent en premier lieu les agents des services commerciaux des transports de voyageurs, les agents de maîtrise de l'hôtellerie, les managers du personnel d'étage ainsi que les cuisiniers. A l’inverse, les employeurs anticipent de faibles difficultés pour le recrutement des agents d'accueil et d'information et des standardistes.

Les difficultés que rencontrent les professionnels du tourisme lors des embauches restent les mêmes par rapport aux années précédentes. Les principales raisons invoquées par les employeurs sont la pénurie ou l’inadéquation du profil des candidats, les conditions de travail (horaires décalés, pénibilité du travail), l’absence de mobilité ainsi que les rémunérations proposées qui ne correspondent souvent pas à l’attente des diplômés.

Pour pallier ces freins, les employeurs envisagent plusieurs options. Les principales solutions avancées sont le recours à des intermédiaires pour réaliser le recrutement (Pôle emploi, agences d’intérim…), la formation en interne ou de faire appel à des profils différents de candidats (non diplômés, retraités, personnes venant de l’étranger).

 

Une précarité en baisse avec moins de saisonniers et plus de permanents

Si la part des emplois saisonniers reste élevée (66% de projets saisonniers), cette part est en baisse par rapport à l’année dernière. Les projets d’embauches permanentes gagnent ainsi 3 points par rapport à l’année dernière. Les prévisions d’embauche des techniciens des transports et du tourisme et des chefs cuisiniers concernent principalement des emplois permanents avec seulement 43% de part de projets de recrutements saisonniers.

Les prévisions d’embauche des employés de l’hôtellerie concernent principalement des emplois saisonniers avec 77% de projets de recrutements à caractère saisonnier. Mais l’essentiel des intentions d’embauche est constitué par des postes de serveurs de café, de restaurants et de commis dont les emplois permanents représentent 27% des intentions d’embauches (contre 23% en 2016). On observe la même tendance pour les recrutements de cuisiniers.

Les potentialités d’emplois saisonniers varient également d’un territoire à l’autre. Parmi les espaces qui recrutent le plus de travailleurs saisonniers, les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise arrivent largement en tête avec respectivement 96% et 93% des projets de recrutement qui sont saisonniers.

 

Positionnement des métiers relatifs au tourisme en fonction des difficultés de recrutement et du caractère saisonnier :

La part d’embauches considérées comme difficiles par les employeurs et le caractère saisonnier des contrats varient en fonction des profils considérés.

       
   
     

 

 

 

L’analyse géographique révèle d’importantes disparités au sein de la région, tant sur le nombre de projets recensés que sur le caractère saisonnier de ces embauches.

 

Secteur

tourisme

Part des emplois salariés

Source : Données Acoss 2015

 

Part des projets de recrutement en 2017

Source : BMO 2017

Ain

5%

4%

Allier

3%

3%

Ardèche

2%

7%

Cantal

1%

2%

Drôme

5%

6%

Isère

12%

12%

Loire

6%

4%

Haute-Loire

2%

2%

Puy-de-Dôme

7%

6%

Rhône

26%

17%

Savoie

17%

20%

Haute-Savoie

16%

17%

 

En croisant les données de l’Acoss sur la part des emplois salariés par département avec les résultats de l’enquête sur les besoins de main d’œuvre, le département de la Savoie et de l’Ardèche apparaissent comme des territoires particulièrement dynamiques en termes de recrutement.

 

 

 

Sources : BMO 2017, Pôle emploi, BVA et Crédoc, Données Acoss

Résultats de l’enquête 2017 « Besoins en main-d’œuvre » (BMO), à l’initiative de Pôle emploi. Cette enquête porte sur l’ensemble des employeurs hors administrations de l’Etat (Ministères, police, Justice…) et entreprises publiques (Banque de France…). Cette définition correspond au total à 282 800 établissements pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont 206 200 ont été interrogés cette année. Plus de 53 000 établissements ont répondu au questionnaire. Les résultats ont été redressés pour être représentatifs de l’ensemble des employeurs de la région et des découpages territoriaux propres aux anciennes régions, aux 28 ZTEF pour l’ex région Rhône-Alpes et les 14 bassins d’emploi pour l’ex région Auvergne.

 

Contacts

Corinne ANDRAUD
Chargée de mission Observation
Auvergne - Rhône-Alpes Tourisme
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