Hiver 2008-2009 : une bonne performance

Publié le 17 novembre 2009

Durant l'hiver 2008-2009, les stations rhônalpines ont fait presque aussi bien qu'au cours de la saison précédente dont le bilan était qualifié d'historique. Au total, les statistiques font état de 44 millions de nuitées au lieu de 44,4 un an auparavant. Inattendu compte tenu du contexte économique et très positif pour l'économie rhônalpine.

On le pressentait. Avec un excellent enneigement tout au long de la saison et à toutes les altitudes, la saison 2008-2009 avait de fortes chances d'avoir été un excellent cru. Mais, compte tenu du contexte économique, on était loin d'imaginer qu'elle avait été presque aussi bonne que la précédente qualifiée pour sa part d'historique par les professionnels des sports d'hiver.

Jugez-en. Au cours de l'hiver 2007-2008, on avait atteint le chiffre de 44,4 millions de nuitées dans les stations rhônalpines. Et en 2008-2009, on en a dénombré 44 millions, soit une fréquentation quasiment équivalente (-1% seulement).

En Savoie, celui-ci a été de 1% alors qu'il était de 2% en Haute-Savoie. Dans le même temps, l'Isère a enregistré une progression de ses nuitées de 1%.

« La Savoie demeure toujours la locomotive des sports d'hiver en France constate Christelle Lepoutre, chargée d'études à l'Observatoire régional du tourisme Rhône-Alpes. La saison passée a été marquée par le fait que les vacances des principales clientèles étrangères coà¯ncidaient avec celles des Français. Toute l'Europe était en vacances du 20 décembre au 3 janvier et les Britanniques, les Allemands et les Néerlandais l'étaient également pendant la seconde semaine de février, c'est-à -dire en même temps que les Parisiens et les Lyonnais. Aussi, compte tenu de ce calendrier défavorable conjugué à une chute de la livre face à l'euro, ce tassement de -1% peut être considéré comme une bonne performance».

Sur les 44 millions de nuitées, 7,9 - dont 2,1 de nuitées étrangères - sont à mettre à l'actif de l'hôtellerie, soit une baisse de 6% par rapport à 2007-2008. On constate là aussi une certaine disparité entre les Français (moins 3%) et les étrangers (moins 13%), la bonne fréquentation française étant due au bon enneigement et à la clientèle de proximité.

Signe que la crise était tout de même présente, on remarque une chute de 19% de la clientèle étrangère dans les 2 étoiles alors qu'elle progressait de 1% dans les 4 étoiles. Or les premiers sont surtout fréquentés par les classes moyennesâ?¦.

Sur le plan des nationalités, les Britanniques, qui constituent notre première clientèle étrangère, ont représenté 753 000 nuitées hôtelières (moins 18%) ; les Belges 246 000 (moins 18%) ; les Russes 146 600 (moins 12% et c'est la première fois qu'on assiste à une érosion de ce marché ; les Allemands 117 900 (moins 16%) et les Néerlandais 117 500 (moins 16%). Côté progression on trouve les Italiens (116 400 nuitées, plus 3%), les Suisses (113 600, plus 5%) et les Chinois (9 900, plus 7%).

Autres chiffres significatifs : les hébergements collectifs continuent à aller de l'avant avec 5,6 millions de nuitées (plus 3%) et ont gagné 300 000 nuitées en deux saisons alors que les remontées mécaniques ont vu le nombre des journées skieurs croître de 2,3%.

Au final, la France, avec Rhône-Alpes qui représente les trois quarts de l'activité ski, termine sur la plus haute marche du podium des grandes destinations ski mondiales avec 58,5 millions de journées skieurs. Elle devance les États-Unis (57,4) et l'Autriche (56,9).

Consulter l'intégralité des résultats de l'étude >>
 

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