Hiver 2010-2011 : 43,8 millions de nuitées

Publié le 13 décembre 2011

Pour Rhône-Alpes, première région touristique hivernale, l’hiver 2010-2011 a été plutôt bon avec 43,8 millions de nuitées, soit un quasi-maintien de la fréquentation en recul de 1%. Nouveauté de cette édition : une grande enquête sur les dépenses touristiques.

Crise ou pas crise. Réchauffement climatique ou pas. La fréquentation touristique continue à bien se porter en Rhône-Alpes comme le prouvent les dernières données transmises par l’ORT (Observatoire Régional du Tourisme). Les données en question portent sur l’hiver 2010-2011 et font apparaître un quasi-maintien de la fréquentation avec 43,8 millions de nuitées, soit un léger recul de 1% par rapport à l’hiver 2010-2011. 

En Rhône-Alpes, qui dit hiver pense naturellement aux stations de sports d’hiver des trois départements des Alpes du nord que sont la Haute-Savoie, la Savoie et l’Isère. Compte tenu des incertitudes liées à l’enneigement - la neige était tombée en abondance fin novembre et nettement moins après les fêtes de fin d’année -, la clientèle s’est pressée dans les stations d’altitude ce qui a notamment profité à la Tarentaise. La Savoie continue ainsi à creuser l’écart avec les deux départements voisins puisqu’elle totalise à elle seule 21,5 millions de nuitées (plus 1%). De son côté, la Haute-Savoie a terminé avec 16,8 millions de nuitées (moins 1%) alors qu’elle faisait aussi bien que la Savoie il y a tout juste quinze ans ! De son côté, l’Isère s’en est moins bien sortie avec 5,5 millions de nuitées (moins 6%). « Nous assistons à une concentration territoriale sur la Savoie et à une concentration spatiale sur janvier et février, constate Christelle Lepoutre, chargée d’études à l’ORT. Ceci étant en partie dû au fait que l’ensoleillement et la douceur de la fin de saison avaient favorisé la fonte des neiges ».  

Côté hôtellerie, le recul a été de 2%pour l’ensemble de Rhône-Alpes avec moins 1,6% pour la clientèle française et moins 3,4% pour les étrangers. Plusieurs satisfactions sont à noter pour ces derniers : croissance de la fréquentation de la clientèle suisse (plus 26%), retour des Allemands et des Italiens (plus 11%), et la croissance qui se maintient pour les Russes (plus 18%). En revanche, l’érosion se poursuit pour les Britanniques (moins 5%) qui demeurent cependant la première clientèle étrangère de nos stations.  

Une nouvelle étude fait son apparition dans ce bilan : la dépense touristique des français en Rhône-Alpes. Un Français dépense ainsi en moyenne 45 € par jour (64 € pour un Parisien qui pèse 19% des séjours et 33% des dépenses françaises) et 29 € pour un Rhônalpin (40% des séjours, 15% des dépenses), l’écart s’expliquant par le fait que le Rhônalpin effectue plusieurs séjours souvent dans sa résidence secondaire, dans de la famille ou chez des amis. Toutes clientèles françaises confondues, ces dépenses sont de 26 € par jour lorsqu’on ne réside pas dans un hébergement marchand et de 80 € dans le cas contraire.   Les derniers chiffres significatifs concernant l’hiver passé sont ceux des remontées mécaniques et des recettes liées à la pratique du ski nordique. Pour les remontées, le chiffre d’affaires Rhône-Alpes a été de 840 millions d’euros (il inclut également les stations de l’Ain, de la Drôme et de la Loire) alors que le total France a été de 1,1 milliard d’euros. Les recettes pour Rhône-Alpes s’affichent en baisse de 4% (moins 6% pour les journées skieurs). Côté ski nordique, la redevance a rapporté 4,7 millions d’euros (moins 10%), le faible enneigement à moyenne altitude expliquant cette nette baisse.  

Contact : christelle.lepoutre@rhonealpes-tourisme.com

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