Jean-Jack Queyranne à l’écoute des stations haut-savoyardes

Publié le 23 février 2009

Le 27 janvier dernier, Jean-Jack Queyranne et plusieurs élus régionaux ont participé à une journée montagne en effectuant une tournée de plusieurs stations de Haute-Savoie. Pilotés par Marc Béchet, directeur général de Rhône-Alpes Tourisme, ils se sont également intéressés à l'agriculture, à la filière ski-études, aux classes de neige, au tourisme adapté et à un projet de liaison entre la vallée de l'Arve et Flaine. L'occasion aussi de mettre en avant les nouveaux contrats de station durable proposés par la Région.

9 heures du matin le 27 janvier.
Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional Rhône-Alpes, Bernard Soulage, vice-président délégué aux transports, déplacements et infrastructures, et Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente déléguée au tourisme et à la montagne, sont accueillis dans un restaurant du Grand-Bornand par Gérard Perrissin-Fabert, maire de la commune entouré de plusieurs élus locaux et responsables socio-professionnels.

Au menu le marché du reblochon dont la station est la capitale avec une cinquantaine d'exploitations et 2 500 vaches ; une réflexion sur les aides qui pourraient être apportées pour l'entretien des chalets d'alpage ; l'avenir de l'hôtellerie familiale obligée de beaucoup investir afin de se mettre en conformité avec les nouvelles normes de sécurité et la mise en accessibilité ; le lancement d'une carte magnétique régionale pour relancer la pratique du ski nordique favorablement accueilli par les sites ; la neige de culture et la candidature de la commune pour organiser la coupe du monde de biathlon en 2011.

Après avoir rappelé que cette journée avait pour objectif « de voir les perspectives de développement élaborées par les stations », Jean-Jack Queyranne a présenté « la nouvelle génération de contrats de station durable » qui remplace les anciens contrats de stations moyennes. Ils visent à favoriser le tourisme des quatre saisons, le maintien des activités, la pluriactivité, les modes de déplacement doux et le logement des jeunes et des saisonniers. Et le président de Rhône-Alpes a proposé au Grand-Bornand comme aux autres stations visitées au cours de cette journée de s'engager dans une telle démarche.

10h45. Direction La Clusaz, l'autre station du massif des Aravis o๠Jean-Jack Queyranne et la délégation du Conseil régional sont attendus aux Confins, le site de ski nordique local qui devrait accueillir plusieurs épreuves des JO de 2018 si la candidature d'Annecy est présentée par le CNOSF et retenue ensuite par le CIO. André Vittoz, le maire, a présenté la formation ski-études des Aravis « qui concilie le cursus scolaire et le sport de haut niveau ». Cette structure unique en France a été créée en 1984. Elle compte dix-sept élèves et a formé Edgar Grospiron, Régine Cavagnoud, Raphaà«lle Monod et Xavier Bertoni.


11h45. Franchissement du col des Aravis entre deux beaux murs de neige fraîche et direction Praz-sur-Arly o๠le jeune maire, Yann Jaccaz, ancien directeur de l'Office de Tourisme, évoque les classes de neige qui ont vu le jour dans sa station en 1950. Le tourisme des jeunes est au cœur de la discussion et Yann Jaccaz parle de l'essoufflement de la formule depuis la fin des années 80 : « De 1984 à 2000, le nombre des nuitées a chuté de 40% et, depuis dix ans, un centre de vacances ferme tous les mois en Haute-Savoie ce qui représente une perte de trois cents à six cents emplois ». Jean-Jack Queyranne a pris bonne note de la crise traversée par ces structures qui « ont permis à des générations de jeunes d'appréhender le ski. L'enjeu est social avec l'emploi local. Il faudra mettre l'accent sur les classes de neige à l'occasion de leur soixantième anniversaire célébré en 2010 ».

13h30. Sylviane Grosset-Janin, maire de Megève, reçoit la délégation régionale en sa mairie. Non pas pour parler de la jet set mais d'un dossier cher à tous les vrais Mégevans : celui de l'abattoir public local, le seul de Haute-Savoie, confronté à la mise aux normes européennes. Un outil auquel sont attachés les cinquante-quatre agriculteurs et éleveurs que compte encore la commune et leurs confrères du pays du Mont-Blanc. La corporation réfléchit à un projet de label pour de la viande qui aurait passé deux ans en estive. Et Jean-Jack Queyranne, « sensible au maintien des exploitations agricoles élément de l'identité et source d'activité », se prononce en faveur d'un autre maintien, « celui de ces petits abattoirs » citant l'exemple de celui de Die que la Région a aidé. Et il a invité les Mégevans à intégrer leur réflexion dans le cadre d'un PSADER (Programme stratégique agricole de développement rural).

13h30. Sylviane Grosset-Janin, maire de Megève, reçoit la délégation régionale en sa mairie. Non pas pour parler de la jet set mais d'un dossier cher à tous les vrais Mégevans : celui de l'abattoir public local, le seul de Haute-Savoie, confronté à la mise aux normes européennes. Un outil auquel sont attachés les cinquante-quatre agriculteurs et éleveurs que compte encore la commune et leurs confrères du pays du Mont-Blanc. La corporation réfléchit à un projet de label pour de la viande qui aurait passé deux ans en estive. Et Jean-Jack Queyranne, « sensible au maintien des exploitations agricoles élément de l'identité et source d'activité », se prononce en faveur d'un autre maintien, « celui de ces petits abattoirs » citant l'exemple de celui de Die que la Région a aidé. Et il a invité les Mégevans à intégrer leur réflexion dans le cadre d'un PSADER (Programme stratégique agricole de développement rural).

16h15. Jean-Bertoluzzi, maire de Combloux, attend Jean-Jack Queyranne au pied des pistes de sa station. Rejoint par Serge Nocodie, conseiller régional, vice-président de Rhône-Alpes Tourisme chargé du tourisme adapté, et Marie-France Marcos, conseillère régionale et ex-maire de Servoz, le président du Conseil régional va à la rencontre des handicapés moteur qui skient grâce à Loisirs Assis Évasion, la première école de ski assis créée en France. Frédéric Bouniol, son fondateur, présente plusieurs de ses clients et la dizaine de moniteurs qui l'entourent. Cette école dispose de quatorze tandems et accueille chaque hiver près de deux cents élèves « qui ont les mêmes désirs que les personnes valides ». Son travail suscite l'admiration des élus présents à commencer par le premier d'entre eux qui a profité de cette rencontre pour mettre en avant la démarche initiée par la Région en faveur des territoires adaptés.

19 heures. Dernière étape de cette journée de la montagne à Magland, une localité de la vallée de l'Arve située entre Cluses et Sallanches. Pas véritablement une station de sports d'hiver allez-vous penser. Sauf que Magland se partage le domaine de Flaine avec Arâches-Les Carroz. Et qu'un projet de liaison entre la vallée et Flaine remontant au début des années 80 est à nouveau d'actualité. René Pouchot, le maire, fait l'historique de ce dossier. Mais plutôt qu'un funiculaire, hypothèse retenue au départ, on s'oriente à présent vers un appareil téléporté de type télécabine baptisé « tram-aérien ». L'investissement, parking non compris, se situerait dans une fourchette de 32 à 37 millions d'euros avec une capacité de 3 600 à 4 800 personnes/heure. L'accès, avec deux arrêts intermédiaires dont un près des Carroz, se ferait en 17 minutes au lieu de 40 par la route. « Ce projet de liaison peut répondre à ce souci que nous avons de favoriser l'environnement car les problèmes d'accessibilité des stations de montagne sont aujourd'hui lourds, a reconnu Jean-Jack Queyranne. Il faut réfléchir à des solutions alternatives et la Région peut accompagner l'étude du projet dans le cadre de l'intermodalité avec la gare SNCF ».

20 heures et des poussières. Fin d'une journée riche en enseignements sur l'économie montagnarde avant un retour dans la vallée de l'Arve courant février afin de se pencher cette fois sur l'avenir du secteur du décolletage durement frappé par la crise.

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