La fréquentation des stations de sport d’hiver toujours au beau fixe

Publié le 09 septembre 2010

« Flux hiver : 15 ans d'évaluation », la dernière étude réalisée par l'Observatoire régional du tourisme va réjouir tous les professionnels des sports d'hiver et les acteurs du tourisme montagnard. Portant sur la période 1995-2010, l'étude en question montre en effet que la fréquentation se maintient dans les trois départements des Alpes du Nord pris en compte. La Savoie tire mieux son épingle du jeu que la Haute-Savoie moins aidée par l'altitude de ses stations.

Heureux professionnels des sports d'hiver. Depuis quinze ans, c'est-à -dire de 1995 à 2010, la fréquentation des stations des Alpes du Nord s'est maintenue, ce qui constitue plutôt une bonne nouvelle à l'heure o๠les problèmes météorologiques et le vieillissement de la population permettraient d'imaginer que la fréquentation des stations des Alpes du Nord s'essouffle. Cette bonne nouvelle ressort de la dernière étude réalisée par l'Observatoire Régional du Tourisme. Baptisée « Flux hiver : 15 ans d'évaluation », elle montre un maintien de la fréquentation dans les trois départements étudiés : la Savoie, la Haute-Savoie et l'Isère. Ceci avec cependant certaines évolutions détaillées par Christelle Lepoutre, chargée d'études à l'ORT.

« Pour mener à bien ce travail, précisons tout d'abord que nous avons travaillé sur une évolution logarithmique afin d'effacer les effets conjoncturels et structurels de la fréquentation. Ce bilan fait ressortir le rôle de locomotive toujours joué par la Savoie qui a vu sa fréquentation hivernale progresser chaque hiver de 0,5% passant de 19,6 millions de nuitées en 1995 à 21,3 en 2010. En revanche, la Haute-Savoie a vu la sienne diminuer de 0,8% par an en moyenne avec 17 millions de nuitées en 2010 au lieu de 19,3 quinze ans auparavant. L'écart entre les deux départements savoyards, qui étaient pratiquement au même niveau en 1995, s'explique notamment par le fait que l'altitude moyenne des stations savoyardes est de 1 600 mètres alors que celle de leurs homologues de Haute-Savoie est de 1 160 mètres. Quant à l'Isère, on peut parler d'une fréquentation stable avec 4,7 millions de nuitées en 1995 pour un périmètre qui n'incluait pas le Vercors et 5,8 en 2010, le Vercors ayant été intégré aux statistiques à partir de 2005 ».

Le travail réalisé par l'ORT a également permis de dresser les premiers bilans de l'hiver 2009-2010. Avec 44,1 millions de nuitées, il se révèle être un aussi bon cru que l'hiver précédent déjà qualifié d'excellent par les professionnels. « C'est une bonne surprise compte tenu du contexte économique et du mauvais démarrage de cette saison, constate Christelle Lepoutre. En effet, la fréquentation était en recul de 7% pour les fêtes de fin d'année et de 5% en janvier. Mais elle a progressé de 3% en février et de 16% en mars avant de diminuer de 6% en avril. Ces variations sont dues à une météo défavorable à Noà«l avec de la pluie et en janvier avec de grands froids. Par ailleurs, l'enneigement globalement correct a été long à se mettre en place notamment en moyenne altitude. Malgré cela, ce sont les stations de moyenne montagne qui ont enregistré une progression de leur fréquentation alors que celles d'altitude ont eu plus de difficultés à maintenir leur fréquentation. Ceci à cause de la baisse de la fréquentation étrangère notamment Britannique compensée par une progression de celle des Français ».

Le travail réalisé par l'ORT a également permis de dresser les premiers bilans de l'hiver 2009-2010. Avec 44,1 millions de nuitées, il se révèle être un aussi bon cru que l'hiver précédent déjà qualifié d'excellent par les professionnels. « C'est une bonne surprise compte tenu du contexte économique et du mauvais démarrage de cette saison, constate Christelle Lepoutre. En effet, la fréquentation était en recul de 7% pour les fêtes de fin d'année et de 5% en janvier. Mais elle a progressé de 3% en février et de 16% en mars avant de diminuer de 6% en avril. Ces variations sont dues à une météo défavorable à Noà«l avec de la pluie et en janvier avec de grands froids. Par ailleurs, l'enneigement globalement correct a été long à se mettre en place notamment en moyenne altitude. Malgré cela, ce sont les stations de moyenne montagne qui ont enregistré une progression de leur fréquentation alors que celles d'altitude ont eu plus de difficultés à maintenir leur fréquentation. Ceci à cause de la baisse de la fréquentation étrangère notamment Britannique compensée par une progression de celle des Français ».

Au final, l'Isère a terminé à plus 1% (plus 70 000 nuitées pour un total de 5,8 millions) et représente 13% de la fréquentation totale des trois départements. La Savoie a gagné 90 000 nuitées pour un total de 21,3 millions, soit 48% de la fréquentation des Alpes du Nord. Et la Haute-Savoie a fini à plus 100 000 (plus 1%) pour un total de 17 millions (39% de la fréquentation du périmètre pris en compte).

Télécharger la publication Flux d'hiver : 15 ans d'évaluation

Commentaires
comments powered by Disqus