La montagne en 2040 : « ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, éternelle et toujours réinventée ».

Publié le 17 septembre 2012

La démarche Montagne 2040, pilotée par Claude Comet, VP Tourisme, Montagne et Parc à la Région, a connu depuis une activité riche et stimulante.

Nous avions annoncé son lancement en février dernier. Depuis, les panoramiques, destinés à recueillir les avis croisés de jeunes, réunis en agoras, et d’experts de toutes disciplines, sont achevés et ont produit de belles perspectives. 

Les panoramiques 1 et 2 ont été consacrés à dresser un « état des mutations » des zones de montagne, à partir de quatre questions qui ont servi de fil conducteur :

  • Que signifieront les montagnes rhônalpines pour la prochaine génération ? Quel monde de sens ? Quel espace de possibles ?
  • De quels désirs et de quels possibles feront-elles l’objet ?
  • Où pourrait-on imaginer qu’il se passe quoi de nouveau et avec qui ?
  • De quelles situations actuelles fait-il se saisir pour ces promesses de transformations ? A l’issue du deuxième panoramique?

La réflexion a abouti à la partition d’un « état réel de mutations » selon trois dimensions : représentations, ressources et potentiels, usages et pratiques. Les trois panoramiques suivants ont abordé chacun de ces champs de changements.  

Ainsi, le panoramique 3 consacré aux représentations des zones de montagnea réuni les personnalité suivantes : Philippe Bourdeau (IGA), Christophe Lézin (Institut de la Montagne), Laurent de Pessemier et Tristan Desfrennes (CESER). Trois questions ont servi de fil conducteur :

  • Comment parle-t-on aujourd’hui de la montagne d’aujourd’hui ?
  • Comment parle-t-on aujourd’hui de la montagne de demain ?
  • Comment pourrions-nous parler demain de la montagne de demain ?  

Le panoramique 4 était consacré à la prospective des richesses et des potentiels. Il a réuni Jean-Yves Bechler (Commissaire du Massif central (Datar)), Jean-Paul guérin (Délégué général de l’IPAMAC), Christophe Lézin et Laurent de Pessemier autour d’une question : Quelles richesses ou quels potentiels envisager qui soient susceptibles de contribuer à un nouveau développement territorial des zones de montagne ?  

Ces travaux ont abouti a cerner la prospective du développement des zones de montagne autour de 3 grands axes :

  • Axe 1. Engager avec les jeunes une prospective des montagnes rhônalpines à l’horizon 2040, c’est se rendre compte que nous sommes passés d’une « montagne à problème » à résoudre (lutte et confrontation de l’homme avec la nature) à une « montagne de solutions » à entreprendre (recherche des différences, culture des diversités, acceptation des contraintes, générateur de nouveaux modèles).
  • Axe 2. Engager avec les jeunes une prospective des montagnes rhônalpine à l’horizon 2040, c’est cesser de les considérer en elles-mêmes et pour elles-mêmes, pour les comprendre dans le système auquel elles participent (correspondance et solidarité des territoires du « haut » et des territoires du « bas »). Chaque rhônalpin est montagnard plus ou moins longtemps, à différentes occasions et périodes de sa vie. C’est la combinaison de ces intermittences qui fait la réalité de la montagne dans sa riche complexité. La montagne n’est ni insulaire, ni unique, mais plurielle, diverse, complexe.
  • Axe 3. Engager avec les jeunes une prospective des montagnes rhônalpine à l’horizon 2040, c’est anticiper les risques de ruptures (les systèmes productifs traditionnels de l’agriculture, de l’industrie et du tourisme sont fragilisés, les systèmes actuels et les modèles économiques ne sont pas éternels qui vont devoir muter, se réinventer, voir disparaître parfois). Mais il faut aussi repérer les changements de modèles,voire de paradigme (la montagne se repeuple porteur d’un nouveau modèle d’aménagement et de développement qui réinvente les fonctions productives, valorise l’économie résidentielle et annonce la montagne à vivre).  

Le panoramique 5 a été l’occasion d’imaginer sur une maquette, la montagne de demain et de produire des visualisation de nouveaux modèles de fonctionnements, d’aménagements et de développements. Ces modèles doivent protéger et valoriser les richesses de la montagne, les aménités environnementales. Ces dernières ne s’exportent pas, ni ne s’exploitent, mais se cultivent et se soignent, et génèrent une tout autre façon de s’enrichir.  

Et la suite ? Les travaux se poursuivent en élargissant le champ des prospections, poursuivant les consultations pour nourrir ces réflexions, et en activant des ateliers thématiques destinés à apporter des réponses concrètes et opérationnels aux interpellations de la prospective. Après la série "d'agoras", les jeunes seront encore au coeur des préoccupations des 8èmes Assises Européennes de la montagne. Une étape de plus dans la réflexion globale "Montagne 2040". Organisé conjointement par l'association Euromontana et la Région Rhône-Alpes, cet évènement sera l'occasion de se poser un certain nombre de questions... Comment rendre les montagnes attractives aux yeux des jeunes ? Comment favoriser leur retour après leurs études et comment attirer de nouveaux jeunes en zone de montagne ?  

En savoir plus : Découvrez les comptes-rendus des Agoras "Jeunes et montagne"

Sur le web : En savoir plus sur les 8èmes Assises Européennes de la montagne  

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