La ville « intelligente »

(Smart City)

Publié le 21 février 2018

LYON : La ville la plus « SMART » en France selon une étude révélée par le Nexity Lab en 2017 et 10ème place européenne des villes les plus intelligentes selon le Parlement européen en 2015.

 

Définition

 

La SMART CITY ou ville intelligente désigne une ville utilisant les technologies de l’information et de la communication pour améliorer la qualité des services urbains ou encore réduire ses coûts. Les technologies de l’information et de la communication (domotique, compteurs intelligents, supports numériques…), par leur nouveauté et leurs nouveaux usages, viennent révolutionner les modes de faire, transformer la ville et les pratiques urbaines.

Contexte :

Actuellement, 50% de la population mondiale vit dans les villes. Ce pourcentage devrait passer à 70% à l’horizon 2050. Les villes occupent 2% de la surface terrestre et produisent 80% des émissions de gaz à effet de serre. L’objectif des villes, des métropoles et des territoires est donc de préserver et d’optimiser leurs ressources et d’accompagner cet enjeu sociétal, politique et environnemental.

Enjeux :

La Smart City répond à l’enjeu de développement urbain durable, et permet de nouveaux usages en intégrant les innovations technologiques.

Ces applications du numérique au service du quotidien doivent cependant veiller à respecter les nécessaires attentions à porter à la vie privée et à la confidentialité des informations recueillies.

 

La Smart City permet d’appréhender l’espace urbain avec un regard nouveau, sur la base d’outils numériques souvent innovants : redécouvrir la ville par le son, par le retour de la nature, faciliter les actions au quotidien (détecter une place libre de parking à l’échelle d’un quartier…). Par ailleurs, l’utilisation des nouvelles technologies promet un impact significatif sur les piliers du développement durable. Les avantages en matière d’environnement sont nombreux : encourager la sobriété énergétique (compteurs et réseaux intelligents dans les domaines de l’électricité, eau, déchets, transport), la mutualisation des ressources (services d’auto-partage et de co-voiturage) ou la lutte contre le gaspillage (détection des fuites). Elles permettent également de rester connecté et interconnecté  (un intranet à l’échelle d’un écoquartier, partage d’informations en temps réel, signalement de problèmes au niveau de l’éclairage public, alerte d’incident sur une ligne de transport via Twitter…) et favorisent aussi le développement de liens sociaux (réseaux de quartier, services d’entraide entre voisins, etc.). Enfin, la « ville intelligente » facilite l’accès à des services essentiels tels que la santé (développement de la télésanté et de la télémédecine), l’éducation ou la culture (exposition virtuelle).

 

LYON : Epicentre des réseaux intelligents

 

Si la ville de Lyon figure en tête du classement des villes intelligentes, cela est lié aux bâtiments autosuffisants, aux voitures électriques en autopartage, ainsi qu’au cogénérateur à huile de colza et au système de géothermie, installés dans le quartier Hikari, premier îlot urbain à énergie positive d’Europe ou encore à l’ouverture de 50 700 postes dans le numérique et les industries créatives.

Lyon a d’ailleurs déjà investi 340 millions d’euros, avec l’aide du secteur privé, dans la modernisation de ses services.

La Smart city va d’ailleur inventer de nouveaux métiers :

Conseillers de l’internet des objets, concepteurs de mobilité, planificateurs de services… autant de métiers qu'entreprises et communes vont devoir recruter pour gérer la mise en place des villes intelligentes.

 

Contacts

Corinne ANDRAUD
Chargée de mission Observation
Auvergne - Rhône-Alpes Tourisme
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