Le label National Tourisme et Handicap continue à tisser sa toile

Publié le 21 décembre 2010

Engagé depuis des années dans le soutien à l'accessibilité, Le Tourisme Adapté de Rhône-Alpes Tourisme tisse sa toile. Fin 2010, ce sont 236 sites Rhônalpins qui bénéficieront du précieux label, la Loire arrivant en tête avec 65 sites labellisés. Pour aider les acteurs à prendre conscience des besoins liés à l'accessibilité, Rhône-Alpes Tourisme multiplie les actions, les plus récentes étant des ateliers/formation portant sur la thématique « Comprendre, connaître et expérimenter les situations de handicap ». Le prochain est prévu le 25 janvier dans la Drôme.

La Mission d'Ingénierie de Rhône-Alpes Tourisme (MITRA) se mobilise en faveur des sites labellisés dans la région. Pour ce faire, Sylvie Lassaigne, responsable de la mise en œuvre de ce label, multiplie les actions, celles-ci pouvant prendre la forme d'ateliers/formations destinés aux acteurs ou de participation à des salons spécialisés.

Au printemps 2009, Rhône-Alpes Tourisme, via la Mitra, a présenté le « Carnet patrimoine et handicap » au cours de trois ateliers rencontres organisés en partenariat avec les huit départements Rhônalpins. L'objectif était de sensibiliser les sites culturels et naturels à l'accessibilité. Fin 2009, Rhône-Alpes Tourisme a accompagné des représentants des quatre familles de handicaps (auditif, mental, moteur, visuel) à venir témoigner de leurs attentes et besoins au salon Siteo organisé à Eurexpo Lyon. « Au cours de cette journée, nous avons établi le constat que les sites labellisés, au nombre de 236 fin 2010, voulaient établir des contacts plus étroits et réguliers avec les représentants du label, voulaient se rencontrer et créer ensemble un réseau dynamique et accueillant.  rappelle Sylvie Lassaigne. En 2010, la MITRA a donc décidé de proposer de nouveaux ateliers/formations thématiques portant sur le thème Comprendre, Connaître et Expérimenter les situations de handicap  ».

Le premier, invitant les acteurs de la Loire et du Rhône, s'est déroulé le 15 novembre à Saint-Galmier. Comme tous les autres, il était animé par Sylvie Lassaigne et Samia Languilaire, ergothérapeute, il a regroupé dix-huit représentants de douze sites labellisés avec une majorité de musées, hébergements et structures de loisirs. Le second, s'est tenu à Brégnier-Cordon le 18 novembre. Il concernait les professionnels de l'Ain et l'Isère venus à vingt participants pour treize sites représentés. Le 25 novembre, vingt-six professionnels des deux Savoie représentant quatorze sites se sont retrouvés à Annecy. Le dernier atelier pour l'Ardèche et la Drôme est prévu le 25 janvier dans la Drôme.

« L'intérêt de ces rendez-vous est qu'ils permettent de mieux faire connaître les quatre handicaps, les attentes et les besoins des personnes concernées, puis guider ainsi les sites labellisés, leur donner réflexes et repères pour toujours mieux accueillir, annonce Sylvie Lassaigne. Chaque atelier débute par un zoom sur chaque déficience assuré par Samia Languilaire et est suivi d'échanges qui permettent aux acteurs de se reconnaître et de parler librement de leur expérience vécue. Ce temps d'échanges et de débats devient vite concret et animé.

« L'intérêt de ces rendez-vous est qu'ils permettent de mieux faire connaître les quatre handicaps, les attentes et les besoins des personnes concernées, puis guider ainsi les sites labellisés, leur donner réflexes et repères pour toujours mieux accueillir, annonce Sylvie Lassaigne. Chaque atelier débute par un zoom sur chaque déficience assuré par Samia Languilaire et est suivi d'échanges qui permettent aux acteurs de se reconnaître et de parler librement de leur expérience vécue. Ce temps d'échanges et de débats devient vite concret et animé.

Débats et échanges sont suivis ensuite d'un déjeuner à l'aveugle o๠chaque participant a les yeux bandés afin de mieux ressentir la déficience visuelle. L'après-midi est consacrée essentiellement aux mises en situation. Durant ce dernier temps fort, s'installe des jeux de rôle autour de l'accueil téléphonique, chacun à tour de rôle joue le client ou le professionnel. On propose ensuite une mise en situation en fauteuil roulant, ou avec des béquilles, ou équipé de lunettes de mal voyants, ou d'un casque antibruit pour simuler une déficience auditive».

à? l'issue de telles journées, l'acquisition de connaissance et la prise de conscience est réelle comme le prouvent les questionnaires post-journées remplis par les participants. Des informations précieuses puisqu'elles serviront aussi à définir le thème des ateliers/formations de 2011 et ainsi continuer à mieux répondre aux attentes de nos sites labellisés afin de contribuer à proposer une offre touristique spécifique.

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