Léger recul de la fréquentation en 2006

Publié le 12 juin 2007

En 2006, Rhône-Alpes a enregistré 148,4 millions de nuitées touristiques, soit un recul de 2,2 millions de nuitées par rapport à 2005. 35% de ces nuitées sont recensées en juillet-août, 39% durant les cinq mois d'hiver, 13% en mai-juin et autant de septembre à novembre.

En 2006, le nombre des nuitées touristiques en Rhône-Alpes a légèrement reculé de -1,5% par rapport à 2005 avec la perte de 2,2 millions de nuitées. Au total, la région a enregistré 148,4 millions qui se sont réparties de manière presque identique entre juillet-août (35%) et l'hiver (39%) alors que le printemps et l'automne représentent chacun 13%. Le premier bilan de l'année 2006 réalisé par l'ORT / MITRA et le bureau d'études François Marchand, qui sera affiné au cours des prochaines semaines, souligne donc la bisaisonnalité du tourisme rhônalpin, ce qui fait de Rhône-Alpes un cas unique en France.
 

Dans le détail, ce premier bilan montre que la fréquentation a diminué de 1% en juillet-août, précise Christelle Lepoutre, chargée de mission à l'Observatoire Régional du Tourisme. Depuis dix ans, juillet était le mois qui chutait le plus. Mais, comme c'est le cas depuis 2004, il s'est stabilisé en 2006, la fréquentation dans les Alpes, notamment, ayant été favorisée par la canicule. En revanche, le nombre des touristes chute en août depuis 2004 et cela s'est confirmé en 2006, phénomène accentué par une météo peu clémente .
 

Au cours de l'hiver 2006, l'ORT a également noté une diminution de 2% de la fréquentation, ce phénomène étant essentiellement dû à une modification des dates des vacances scolaires puisqu'il y a eu une seule semaine de vacances de Noà«l en décembre 2006 au lieu de deux en décembre 2005. De mauvaises conditions climatiques en février et un week-end pascal décalé en avril alors qu'il était en mars la saison précédente ont contrarié la fréquentation de ces 2 mois. A contrario, le fait que le week-end pascal ait été plus tardif a fait que la fréquentation a augmenté de 23% en avril 2006 rattrapant ainsi le retard du 1er trimestre 2006 ! L'hiver demeure malgré tout la première saison touristique en Rhône-Alpes.

On note aussi que le poids des deux intersaisons (printemps et automne) est loin d'être négligeable puisqu'elles pèsent chacune 13% des nuitées. En mai-juin, nous sommes en recul de 4% par rapport à la même période de 2005, tempère Christelle Lepoutre. Ceci alors que les week-ends du 1er et du 8 mai étaient pourtant favorables au tourisme, ces jours fériés tombant le lundi. Cela s'est vérifié pour la fréquentation rhônalpine, qui a bondi de 31%.
 

En revanche, les nuitées de la clientèle extra-régionale ont été en baisse de 6%, une météo instable expliquant sans doute ce recul. En juin, o๠le nombre des nuitées a diminué de 7%, nous avons assisté à un phénomène inverse avec une présence des touristes extra-régionaux identique à celle de juin 2005 mais une chute de 38% des nuitées de la clientèle régionale ! Au final, la clientèle intra-régionale s'équilibre donc sur les deux mois alors que l'extra-régionale a diminué .
 

En revanche, les nuitées de la clientèle extra-régionale ont été en baisse de 6%, une météo instable expliquant sans doute ce recul. En juin, o๠le nombre des nuitées a diminué de 7%, nous avons assisté à un phénomène inverse avec une présence des touristes extra-régionaux identique à celle de juin 2005 mais une chute de 38% des nuitées de la clientèle régionale ! Au final, la clientèle intra-régionale s'équilibre donc sur les deux mois alors que l'extra-régionale a diminué .
 

Enfin, l'automne, période comprise entre septembre et novembre inclus, qui représente lui aussi 13% des nuitées, réserve une bonne surprise avec une croissance de 2% de la fréquentation due essentiellement à des vacances de la Toussaint exceptionnelles puisqu'on a enregistré 300 000 nuitées supplémentaires entre le 2 et le 4 novembre 2006, période marquée il est vrai par une météo quasi-estivale...
 

La météo est donc le principal critère de fréquentation notamment en montagne et il est donc de plus en plus difficile de faire des prévisions en termes de remplissage d'autant que les réservations se font de plus en plus tardivement. Et, sur ce plan, Rhône-Alpes ne fait pas exception, toutes les destinations touristiques étant confrontées au même phénomène. Notons enfin que la France, qui demeure la première destination mondiale en visiteurs étrangers, a tout de même vu le nombre de ses nuitées françaises régresser de 3,5% entre 2004 et 2006. D'o๠l'importance qu'il y a à multiplier les actions de promotion afin de maintenir autant que faire se peut ses parts de marché.
 

Analyse des flux touristiques

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