Les stations à fond dans le développement durable

Publié le 23 février 2009

En octobre 2007, l'Association nationale des maires de stations de montagne présentait sa charte du développement durable. Un peu plus d'un an après, Guy Vaxelaire, maire de La Bresse et président de la commission développement durable de cette association, et Alain Boulogne, adjoint au directeur de la mission d'ingénierie de Rhône-Alpes tourisme, font le point sur l'avancement des différentes mesures contenues dans cette charte.

Conscientes que leur environnement est leur bien le plus précieux, les stations de sports d'hiver se sont engagées dans une démarche de développement durable dès 2007 en présentant au mois d'octobre de la même année une charte éponyme, comportant huit engagements portant notamment sur le respect de l'environnement et une gestion équilibrée des ressources. Un peu plus d'un an après cette présentation, Guy Vaxelaire, maire de La Bresse et président de la commission en charge de ce dossier au sein de l'Association nationale des maires de stations de montagne, et Alain Boulogne, adjoint au directeur de la MITRA, font le point sur ce dossier.

« Cinquante-quatre stations sur les cent cinq que compte l'association ont adhéré à la charte et nous avons lancé les premiers bilans carbone dans dix d'entre elles, détaille Guy Vaxelaire. Une trentaine de stations ont également nommé un référent et une dizaine de comités locaux de suivi composés d'élus, de socio-professionnels et de représentants du monde associatif ont été mis en place. On leur demande un diagnostic de la situation qui concerne notamment le bilan thermique des bâtiments, les transports et le traitement des déchets. Notre charte est évolutive dans le temps et nous avons également créé un comité national de suivi que je préside. Il se compose de cinq ou six élus et de représentants de l'ADEME, de la MITRA, d'ODIT France, de la DIACT (Délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires), de Mountain Riders, CIPRA France, France nature et environnement, la Fondation Nicolas Hulot, l'ENSAM Chambéry, du SNTF et de l'Association des propriétaires de résidences secondaires ».

« Cinquante-quatre stations sur les cent cinq que compte l'association ont adhéré à la charte et nous avons lancé les premiers bilans carbone dans dix d'entre elles, détaille Guy Vaxelaire. Une trentaine de stations ont également nommé un référent et une dizaine de comités locaux de suivi composés d'élus, de socio-professionnels et de représentants du monde associatif ont été mis en place. On leur demande un diagnostic de la situation qui concerne notamment le bilan thermique des bâtiments, les transports et le traitement des déchets. Notre charte est évolutive dans le temps et nous avons également créé un comité national de suivi que je préside. Il se compose de cinq ou six élus et de représentants de l'ADEME, de la MITRA, d'ODIT France, de la DIACT (Délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires), de Mountain Riders, CIPRA France, France nature et environnement, la Fondation Nicolas Hulot, l'ENSAM Chambéry, du SNTF et de l'Association des propriétaires de résidences secondaires ».

Le comité en question a créé des grilles d'évaluation en s'inspirant d'autres exemples dans le monde, Guy Vaxelaire entendant bien veiller à la bonne application des règles fixées. Pour lui il est hors de question de voir des stations se servir de cette charte uniquement pour communiquer. « Si cela était le cas, je démissionnerai aussitôt de ma présidence. Nous voulons des gens motivés et l'adhésion des populations, ce qui ne se décrète pas. D'o๠l'intérêt d'organiser une fois par an une rencontre du comité local de suivi avec la population ». Guy Vaxelaire annonce aussi vouloir se servir du bilan carbone effectué dans dix stations - le dossier le plus avancé est celui de la vallée des Belleville en Savoie -, pour sensibiliser les régions, les départements et la SNCF au problème posé par la circulation en direction des stations et en leur sein même. De la même manière, il évoque des contacts avec EDF en vue de réfléchir à des modes de transport alternatifs et une éventuelle ristourne sur les forfaits de remontées mécaniques pour les adeptes du covoiturage.
Pour sa part, Alain Boulogne, qui est membre du comité de pilotage, parle « d'un nécessaire équilibre entre l'économie et la protection de la nature ». Et, se référant au principe même du développement durable, il rappelle que le principe de ce dernier « est de faire fonctionner ensemble le développement économique en abimant le moins possible la nature. Ceci bien entendu tout en faisant en sorte que ça profite à la population ».

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