Montagne 2040 : Nouveaux temps, nouveaux défis

Publié le 04 juillet 2013

Couvrant près des 3/4 du territoire de Rhône-Alpes et concentrant 50% de ses habitants, la montagne a fait l’objet d’une approche prospective remarquable « Montagne 2040 », pilotée par Claude Comet, Conseillère régionale déléguée à la montagne, aux Parcs et au tourisme.

Restitution de la démarche de concertation : janvier 2012 à juin 2013

Cette démarche a associé de multiples acteurs volontaires (socio professionnels, élus, associations et citoyens, parmi lesquels les jeunes ont été l’objet d’attentions particulières) et a concerné toutes les directions opérationnelles de la Région. Rhône-Alpes Tourisme y a été aussi activement associé concernant le devenir des activités touristiques, aussi essentielles à l’économie de ces espaces que particulièrement menacées.  

 

Le temps n’est plus d’adopter la posture de l’autruche”

Le 25 juin dernier, plus de 180 personnes ont assisté au rendu de cette démarche prospective que Jean-Pierre Claveranne a tenu, dès l’abord, à placer non sur le registre de la prévision, mais bien sur celui du vouloir des possibles. « Le temps n’est plus d’adopter la posture de l’autruche en se cachant des réalités mais bien de considérer la montagne dans son devenir non de problèmes mais de solutions. ». Un message raisonnablement optimiste.

Les quatre scénarios prospectifs proposent donc quatre possibles :
- Le scénario, dit au fil de l’eau, imagine que le secteur public, absorbé par ses dettes et les urgences non anticipées, ne fait rien de spécifique pour la montagne qui se vide peu à peu au profit des métropoles et des agglomérations concentrées.
- Le deuxième, a contrario, dit Atout montagne, présente une montagne triomphante qui voit tous les acteurs publics et privés se mobiliser pour faire de ces territoires, dans leurs spécificités et leurs singularités, des espaces de dynamiques touristiques, agricoles et industrielles fondées sur les ressources propres à chaque territoire.
- Le troisième scénario est ce lui de la sanctuarisation de la montagne, scénario rousseauiste qui ne vise qu’à protéger les ressources naturelles. Les activités y sont peu développées et les territoires accueillent des populations plutôt aisées, ainsi que des retraités, souhaitant la proximité d’un milieu protégé.
- Le quatrième scénario est celui du parc d’attraction, avec, pour les urbains avides de sensations, la neige présente 365 jours par an, des jeux et des loisirs à tout va. Il convient donc de réintégrer les montagnes dans une approche systémique pour, comme l’a formulé Claude Comet, « passer d’une montagne terrain de jeu à une montagne à vivre ».   

 

Des propositions concrètes

En conclusion, le Président Jean-Jacques Queyranne a insisté sur la nécessité de « préserver, respecter et valoriser les ressources de la montagne qui en constituent ses atouts ». Ainsi, « les activités agricoles, touristiques et industrielles doivent être travaillées et soutenus de manière spécifique avec des approches transversales. La diversité touristique doit être aujourd’hui privilégiée avec le retour des rhônalpins à la montagne. » Car la montagne est confronté aux « défis de l’accessibilité et des risques de marginalisation de certains territoires, de l’accès au numérique et des liens nécessaires à la dynamique de toute collectivité, de la fragilité environnementale et des activités humaines. »

Pour prolonger ce travail, le Président Queyranne a formulé quatre propositions :
- La création d’un conseil régional de la montagne,
- La rédaction d’une charte régionale de la montagne (délibération « Montagne 2040 », prévue en 2014),
- Une « labellisation Montagne 2040 », à partir d’une grille de critères, des projets en montagne que la Région sera conduite à soutenir ;
- Une intervention de la région Rhône-Alpes, en leader, pour faire progresser les idées de la montagne au niveau européen.  

 

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