Plaidoyer de J.J. Queyranne en faveur du tourisme rhônalpin

Publié le 16 juillet 2010

Le 1er juillet, à l'issue de l'assemblée générale de Rhône-Alpes Tourisme, Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes, s'est livré à un vibrant plaidoyer en faveur du tourisme rhônalpin qui représente 7% du PIB régional, 10 milliards d'euros de recettes et 200 000 emplois directs et indirects. Le tout en présence de Gérard Perrissin-Fabert, nouveau président de Rhône-Alpes Tourisme, et Claude Comet, conseillère déléguée au tourisme et à la montagne.

Le 1er juillet, à l'issue de l'assemblée générale de Rhône-Alpes Tourisme marquée par l'arrivée à sa présidence de Gérard Perrissin Fabert, conseiller régional et maire du Grand-Bornand, Jean-Jack Queyranne s'est livré à un vibrant plaidoyer en faveur du tourisme rhônalpin. Après une mandature marquée par l'adoption du premier Schéma régional de développement du tourisme et des loisirs de Rhône-Alpes, qui définit les axes forts du tourisme rhônalpin au premier rang desquels figurent le soutien à la création d'entreprises et la professionnalisation des acteurs, le tourisme solidaire et accessible à tous ainsi que la valorisation de l'environnement et du développement durable, le président de Rhône-Alpes a tenu à adresser un message fort aux acteurs de la filière. « Rhône-Alpes est la seconde région touristique de France avec 150 millions de nuitées. Ce secteur représente 10 milliards d'euros de recettes, soit 7% du PIB régional, 100 000 emplois directs et autant d'emplois indirects. La Région consacre au tourisme un budget d'un peu plus de 30 millions d'euros et, en 2009, nous avons bien résisté à la crise avec une baisse de la fréquentation de 2% en Rhône-Alpes et de 6% en France ».

Pour Jean-Jack Queyranne, « le tourisme est un formidable moteur économique et il est prioritaire de soutenir les innovations et la formation dans ce secteur créateur d'emplois non délocalisables ». Conscient que la concurrence entre destinations s'intensifie au moment o๠la crise économique et sociale bouleverse les modes de consommation et limite le pouvoir d'achat des ménages, face aux défis touristiques qui s'amplifient, il a rappelé la nécessité de renforcer la qualité de l'offre et la professionnalisation des acteurs. Pour lui, c'est à ce prix que Rhône-Alpes pourra conserver la place qui est la sienne au hit-parade des grandes destinations touristiques françaises, l'objectif étant « de tendre vers un tourisme des quatre saisons créatif, attractif et attentif au développement durable ».


Pour sa part, Gérard Perrissin-Fabert a défini les orientations stratégiques du tourisme rhônalpin pour la période 2011-2014, cette feuille de route étant cadencée par la règle des trois. Trois thématiques tout d'abord avec le bien-être, l'art de vivre et la culture qui seront encouragées dans tous les territoires, Gérard Perrissin-Fabert affirmant ne pas vouloir être « le président de déserts touristiques, mais l'alchimiste des rêves méconnus que recèle Rhône-Alpes ». Si la montagne rhônalpine est un atout majeur de notre tourisme, l'été demeure la première saison en terme de fréquentation, le mois d'août devançant ceux de juillet et février. Ceci grâce à la diversité des paysages rhônalpins, le président de Rhône-Alpes Tourisme parlant « d'une multitude de belles cartes postales ». Il a ensuite parlé de trois priorités pour construire le tourisme de demain avec l'innovation « véritable ADN de Rhône-Alpes Tourisme », la formation en fédérant les acteurs et le développement de la compétitivité à l'international « pour faire rayonner Rhône-Alpes dans le monde ». Enfin, il a défini les cibles prioritaires que sont les jeunes, les familles et les seniors ceci avant d'annoncer qu'il allait se lancer dans une tournée des départements pour rencontrer les acteurs. Ce tour de Rhône-Alpes a débuté par la Drôme, l'Isère et la Loire. Et, à l'issue de ces rencontres, Gérard Perrissin-Fabert proposera « un plan d'action innovant et ambitieux au service du tourisme rhônalpin ».

De son côté, Claude Comet a insisté sur le fait que « le nombre de clients va être multiplié par deux à l'horizon 2025 alors que celui des destinations le sera par trois ». Elle milite donc en faveur d'une « offre de qualité car le tourisme doit anticiper ces mutations. Il faut appuyer sur l'innovation, favoriser l'utilisation du train pour acheminer les vacanciers jusqu'à leur lieu de résidence, valoriser les circuits courts pour permettre de vivre et travailler au pays ». Ceci avant d'appeler « à trouver des solutions innovantes pour tirer dans le même sens car les trente années à venir ne ressembleront en rien aux trente années passées » et de prévoir « la tenue d'une table ronde sur le tourisme associatif en octobre ou novembre ».


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