Skiez en décalé en Isère

L’Isère se démarque

Publié le 23 octobre 2014

Avec l’opération « Skiez en décalé », les stations iséroises ont trouvé un créneau porteur.

21 d’entre elles sont impliquées avec plus de 100 séjours à prix très attractifs.

L’initiative est à mettre à l’actif du Conseil général de l’Isère et de trois stations pilotes : L’Alpe d’Huez, Les 2 Alpes et Chamrousse. Baptisée « Skiez en décalé », elle a démarré au cours de la saison 2012-2013 avec cinquante formules de séjours proposées du vendredi au dimanche, du lundi au vendredi et du dimanche au dimanche. Le succès ayant été au rendez-vous, avec 1 200 séjours vendus correspondant à 3 500 clients, l’opération a été renouvelée l’hiver suivant avec deux stations supplémentaires : Villard-de-Lans/Corrençon-en-Vercors et Le Collet d’Allevard. On est alors passé à 2 500 lits, dont 57% en meublés et 43% en hôtellerie avec plus de quatre-vingts séjours et, au final, 1 560 séjours commercialisés pour un total de 4 675 clients…

Les Isérois ayant trouvé le bon filon, on passe cet hiver à vingt-et-une stations impliquées, soit la quasi-totalité des stations iséroises. Et ce sont plus de cent séjours qui sont proposés aux inconditionnels du ski dans l’Oisans, en Chartreuse, dans le Vercors ou le massif de Belledonne.

En charge de ce dossier à Isère Tourisme, Carine André rappelle que l’objectif des collectivités était, au départ, « de ne plus investir et surinvestir dans les infrastructures comme les routes, la gare routière de Grenoble ou l’aéroport de Grenoble-Isère surfréquentées le samedi durant la saison hivernale. Nous avons également analysé la demande de la clientèle de plus en plus adepte des courts séjours en raison des RTT et de la baisse du pouvoir d’achat dans un contexte de crise économique. Une partie d’entre elle s’était d’ailleurs détournée du ski à cause des embouteillages du samedi. L’objectif était donc de rendre les sports d’hiver plus accessibles en offrant des possibilités de séjours de deux à sept nuits la seule obligation étant qu’il n’y ait ni départ, ni arrivée le samedi ».

« Skiez en décalé » a bénéficié les deux premières années d’un budget promotionnel spécifique de 250 000 € alors que celui-ci a été intégré à l’ensemble du budget promotion d’Isère Tourisme cet hiver (360 000 €). « La communication est résolument tournée produits. Les formules qui marchent le mieux sont celles qui vont du vendredi au dimanche et du lundi au vendredi, constate Carine André. Nous avons fait en sorte d’impliquer les hébergeurs, les offices de tourisme, les sociétés de remontées mécaniques, les écoles de ski et les loueurs de matériel afin d’offrir un service de qualité. A L’Alpe d’Huez, « Skiez en décalé » correspond à un tiers des ventes à la centrale de réservation alors que c’est un quart aux 2 Alpes. Grâce à cette opération, nous avons reconquis des clients qui ne venaient plus aux sports d’hiver, certains d’entre eux s’offrant même deux séjours au cours de la saison ! La formule, qui permet d’éviter la foule des grands départs, les périodes rouges pour les tarifs dans les transports publics et d’avoir accès à tous les types d’hébergements, correspond particulièrement bien aux attentes des familles recomposées, des commerçants et des seniors accompagnés de leurs petits-enfants ».

Les Rhônalpins sont les plus nombreux à plébisciter cette initiative (38%) devant les habitants de PACA (11%), et les Franciliens (10%). 9% d’étrangers en profitent aussi. 30% des ventes se font durant les vacances scolaires, 61% concernant les meublés, 38% les hôtels et 1% les chambres d’hôtes.

 

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