Spectaculaire évolution de l’offre touristique rhônalpine

Publié le 20 mai 2009

L'ORT (Observatoire régional du tourisme) vient de réaliser une étude consacrée à l'évolution de l'offre touristique rhônalpine depuis 2000 et aux perspectives de ce secteur d'ici à 2013. Une étude inédite qui révèle que plus de 3 milliards d'euros ont été investis dans les sites touristiques et dans l'hébergement, une érosion du milieu de gamme au profit au profit du haut et du bas de gamme. Autre tendance forte : la multiplication des spas.

L'ORT (Observatoire régional du tourisme) vient de réaliser une grande première en menant une étude consacrée à l'évolution de l'offre touristique rhônalpine depuis 2000 et aux perspectives de ce secteur d'ici à 2013. Cette étude, qui sera téléchargeable mi-mai sur le site pro.rhonealpes-tourisme.com apporte une multitude d'informations qui permettent de mesurer les grandes tendances du tourisme contemporain. Pour mener à bien ce travail réalisé fin 2008-début 2009, Christelle Lepoutre, chargée de l'ORT, a fait appel aux services du pôle offre de Rhône-Alpes Tourisme, aux huit préfectures et CDT de la région, à l'INSEE et aux différents sites culturels et de loisirs créés depuis 2000.
Le premier enseignement qu'apporte cette étude est d'ordre financier : au total, sur le seul secteur des sites touristiques (culturels et de loisirs) ce sont au minimum plus de 3 milliards d'euros qui ont été investis, Christelle Lepoutre estimant que cette somme « correspond à 95% des investissements réalisés. Nous nous sommes volontairement intéressés aux seules créations pures car elles permettent de voir les nouvelles tendances et l'orientation future du tourisme rhônalpin ».

Le second montre une évolution certaine au niveau de l'hébergement avec une érosion des catégories intermédiaires au profit du bas et du haut de gamme, une explosion de l'offre pour les spas et l'émergence de nouveaux produits comme les sites écotouristiques, les véloroutes, les centres de congrès multifonctionnels et les écoles de cuisine.

Examinons maintenant dans le détail les principaux secteurs passés à la loupe.

Hôtels : de 2001 à 2008, 86 dossiers concernant des établissements de plus de 30 chambres ont été examinés par les CDEC (Commissions départementales d'équipement commercial) avec une explosion des dossiers en 2007 et 2008. La plupart des demandes portaient sur de l'économique ou du haut de gamme dans le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie alors que les hôtels des catégories intermédiaires sont en perte de vitesse.

Campings : de 2000 à 2007, 43 campings ont été classés en CDAT (Commission départementale de l'action touristique). L'Ardèche arrive largement en tête et renforce sa place de leader rhônalpin sur ce créneau.

Meublés/Gîtes de France : là aussi le parc s'est accru avec la création de 3 700 gîtes supplémentaires entre 2000 et 2007. Et le phénomène touche l'ensemble de la région.
Résidences de tourisme : de 2000 à 2008, 129 résidences classées ont vu le jour, majoritairement en Savoie et dans l'Isère. Au total, elles représentent 30 000 lits. Cette forte croissance trouve une partie de son explication dans la défiscalisation.

Restaurants : de 2000 à 2007, 1 600 restaurants ont ouvert leurs portes. 81% d'entre eux sont spécialisés dans la restauration traditionnelle et 19% dans la restauration rapide. Le nombre de restaurants traditionnels a progressé de 4% et celui de la restauration rapide de 19%.

Sites culturels : une trentaine de nouveaux sites ont vu le jour ou sont en cours de réalisation avec l'église Saint-Pierre de Firminy (Le Corbusier) o๠7 millions d'euros ont été investis, le Musée de l'eau de Pont-en-Royans (6 millions), l'Espace alu de Saint-Michel-de-Maurienne (2,5 millions) , le Musée Guignol de Brindas...

Sites de loisirs : 92, dont 80 parcours acrobatiques, ont ouvert leurs portes. Parmi eux, on trouve le I Way à Lyon (12 millions d'euros), le Lagon à Tignes (16 millions), l'Aquarium du Grand Lyon (10 millions), le Jardin des cimes à Passy (730 000 €)...

Cours de cuisine : une douzaine d'école ont été créées en 2007 et 2008 avec Scook à Valence, l'Atelier des chefs et les Toqués des halles à Lyon, et l'École du grand chocolat de Valrhona à Tain l'Hermitage.

Sites écotouristiques : la plupart des nouveaux sites et hébergements créés depuis 2000 répondent aux normes HQE. Parmi les sites proposant une réelle pédagogie, signalons la Gare des Ramières à Allex (Drôme), Les Amanins à La Roche-sur-Grane (Drôme) et les Jardins du Pré Curieux à Évian.

Véloroutes/voies vertes : cinq véloroutes ont été aménagées ou sont en cours de création avec Via Rhôna qui reliera le Léman à la Méditerranée en 2013, les Berges du Rhône à Lyon, la vallée de l'Eyrieux dans l'Ardèche, le tour du lac à Annecy et la voie verte du Beaujolais à Saint-Jean d'Ardières.

Centres de loisirs et de shopping : à eux seuls, ils représentent un investissement de 1,6 milliard d'euros en incluant le Grand Stade de l'Olympique lyonnais. Il s'agit de Lyon Confluence, du Carré de Soie et de Migros à Neydens.

Centres de congrès : de 2000 à 2009, 567 millions ont été investis avec l'espace business de Lyon Saint-exupéry, Arc 1950, le Phare à Chambéry, le Scarabée à Roanne, le centre de congrès de l'Alpe d'Huez, l'Amphithéâtre 3000 à Lyon, le Palais Lumière à Évian, le Zénith à Saint-Étienne et l'Arcadium à Annecy.

Sports d'hiver : de 2003 à 2008, 771 millions d'euros ont été investis dans les nouvelles structures des remontées mécaniques et dans la neige de culture.

Spas : de 2000 à 2008, 130 ont été créés.

Cours de cuisine : une douzaine d'école ont été créées en 2007 et 2008 avec Scook à Valence, l'Atelier des chefs et les Toqués des halles à Lyon, et l'École du grand chocolat de Valrhona à Tain l'Hermitage.

Sites écotouristiques : la plupart des nouveaux sites et hébergements créés depuis 2000 répondent aux normes HQE. Parmi les sites proposant une réelle pédagogie, signalons la Gare des Ramières à Allex (Drôme), Les Amanins à La Roche-sur-Grane (Drôme) et les Jardins du Pré Curieux à Évian.

Véloroutes/voies vertes : cinq véloroutes ont été aménagées ou sont en cours de création avec Via Rhôna qui reliera le Léman à la Méditerranée en 2013, les Berges du Rhône à Lyon, la vallée de l'Eyrieux dans l'Ardèche, le tour du lac à Annecy et la voie verte du Beaujolais à Saint-Jean d'Ardières.

Centres de loisirs et de shopping : à eux seuls, ils représentent un investissement de 1,6 milliard d'euros en incluant le Grand Stade de l'Olympique lyonnais. Il s'agit de Lyon Confluence, du Carré de Soie et de Migros à Neydens.

Centres de congrès : de 2000 à 2009, 567 millions ont été investis avec l'espace business de Lyon Saint-exupéry, Arc 1950, le Phare à Chambéry, le Scarabée à Roanne, le centre de congrès de l'Alpe d'Huez, l'Amphithéâtre 3000 à Lyon, le Palais Lumière à Évian, le Zénith à Saint-Étienne et l'Arcadium à Annecy.

Sports d'hiver : de 2003 à 2008, 771 millions d'euros ont été investis dans les nouvelles structures des remontées mécaniques et dans la neige de culture.

Spas : de 2000 à 2008, 130 ont été créés.

Christelle Lepoutre parle des Perspectives d'ici à 2013 : « Le positionnement moyen de gamme est en perte de vitesse. On s'oriente vers l'économique et le haut de gamme avec une grande spécialisation liée à un positionnement territorial. Les zones de forts investissements se situent à proximité des grands pôles urbains ou dans les stations principales. On note une prise en compte de la sensibilité environnementale alors que le positionnement sur le marché du bien-être est une réponse apportée au stress ambiant. Les grandes tendances qui se dessinent, sont toutes liées à l'évolution de la demande. Celle-ci découle de facteurs socio-économiques avec la bipolarisation de la population française avec d'un côté les CSP plus et de l'autre la précarité qui gagne les autres couches de la population ; de facteurs démographiques avec le vieillissement de la population, d'o๠une recherche accrue du bien-être et de l'accessibilité ; de facteurs socio-démographiques avec un besoin de différenciation ce qui se traduit par une offre très disparate avec d'un côté un centre écotouristique comme les Amanins et de l'autre un concentré de technologie avec le I Way. Enfin, pour les hôtels et les restaurants, on note un grand souci de l'esthétisme avec des décors sophistiqués et, là aussi, un souci de différenciation ».

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