ViaRhôna : une voie vers la Nature

Publié le 10 décembre 2013

Sur l’île du Beurre, les réticences à accueillir les cyclistes de la ViaRhôna ont été balayées par les bienfaits d’une judicieuse coopération.

Sur la voie verte, le site naturel multiplie désormais les actions auprès des promeneurs pour doper sa fréquentation.   D'abord une difficile traversée d’un espace naturel protégé... Déterminer le tracé de l’itinéraire cyclable reliant le lac Léman à la Méditerranée n’a pas toujours été aisé. Entre Ampuis et Condrieu, les contraintes topographiques et environnementales ont ainsi conduit à envisager la traversée d’un espace naturel protégé par un arrêté de biotope et géré par le centre d’observation de la nature de l’Île du Beurre sans utiliser d'enrobé. Une association dédiée à la gestion des milieux naturels et à la sensibilisation à l’environnement, dont les sentiers et sites d’observations s’étendent sur une cinquantaine d’hectares. Au départ, les débats liés au sentiment d’intrusion des cyclistes au royaume des piétons, mais aussi de ces derniers sur la voie cyclable, furent vifs et passionnés. « Il y a eu beaucoup de méfiance mutuelle, mais nous avons appris à vivre ensemble, en mettant en place un principe de voie partagée, avec une allure modérée pour les cyclistes sur les 800 mètres concernés par l’observation du milieu naturel », révèle le directeur de l’Île du Beurre Philippe Genty. « Aujourd’hui chacun a pris conscience de la formidable opportunité de pouvoir sensibiliser les visiteurs, piétons et cyclistes, à la qualité du milieu bordant le chemin qu’ils parcourent». 

 

“Beaucoup plus de visiteurs maintenant que la ViaRhôna existe”

Les chiffres de fréquentation, avec 42 000 passages recensés par écocompteurs depuis début 2013, contre 14 000 en 2010, en attestent. « Nous avons beaucoup plus de visiteurs maintenant que la ViaRhôna existe : en août 2013, nous avons recensé 52 personnes par jour, contre une trentaine auparavant », confirme Philippe Genty. Une belle progression, que le directeur relativise toutefois : « Nous ne captons que 15 à 20% du passage, malgré des animations spécifiques ». L’objectif s’avère tout tracé : « Nous avons encore énormément de marge d’accueil et nous allons redoubler d’efforts pour attirer plus d’usagers de la ViaRhôna». Parmi les pistes à creuser pour l’été prochain, l’aménagement d’un point d’eau, idéal pour donner envie aux cyclistes de faire une pause… intelligente.

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